Au cours de ses recherches sur les instruments de la période classique, le flûtiste Marc Zuili a retrouvé la flûte de FriedrichLudwig Dülon. Cette flûte, fabriquée par Johann Friedrich Boie (circa 1789), est en parfait état de conservation et possède une sonorité exceptionelle.
MARC ZUILI ET JEAN-PIERRE RAMPAL ÉTUDE DU CONCERTO DE MENDELSOHN
J'AI DE NOMBREUX SOUVENIRS DE MOMENTS PARTAGÉS AVECJEAN-PIERRE RAMPAL.
J'AI DÉCOUVERT LA FLÛTE À L'ÂGE DE 8 ANS (DANS LES ANNÉES 70) EN ÉCOUTANT SES ENREGISTREMENTS DES SONATES DE BACH AVEC ROBERT VEYRON-LACROIX. JE L'AI ENTENDU EN CONCERT POUR LA PREMIÈRE FOIS EN 1978 DANS LE CONCERTOPOUR FLÛTE ET HARPE DE MOZART. IL JOUAIT AVEC LILY LASKINE.
NOUS SOMMES DEVENUS AMIS EN 1989, ET J'AI EU LA CHANCE DE JOUER À SES CÔTÉS À PLUSIEURS REPRISES.
en concert en 1996
J'ADMIRE TOUJOURS SON JEU QUI RESTE POUR MOI MAGIQUE, MALGRÉ LE TEMPS QUI PASSE . MON SOUVENIR RESTE INTACT. RAMPAL EST UN INVENTEUR. IL EST LE PREMIER À AVOIR TRANSCENDÉ L' INSTRUMENT PAR SON JEU.
LES CONCERTOS DE MOZART ENREGISTRÉS SOUS LA DIRECTION D'ISAAC STERN ET LE CONCERTO DE ROMBERG SONT EXCEPTIONNELS.
EN CE MOMENT, J'ÉCOUTEAL DESIO DI CHI T'ADORADE MOZART, QU'IL A ENREGISTRÉ EN 1990 avec le trio Pasquier et Tasso Adamopoulos (Quintette en ré majeur) KL.577
L’une des plus anciennes flûtes à clefs est conservée au Museum of FineArts de Boston; elle a été fabriquée en Angleterre par Caleb Gedney (actif de 1754 à 1769). C’est une flûte en buis à six clefs (sib – sol# - fa court – ré# - do# et do grave). Une autre flûte à six clefs (ca 1755) de John Just Schuchart est conservée à Cambridge.
En 1785, à Londres, Richard Potter fait breveter plusieurs innovations. La tête de la flûte est doublée par un tube en laiton, qui s'emboîte avec un barillet d'accord.
têtes doublées métal de Ziegler et Clementi
barillet d'accord
L’autre invention majeure de Potter est la fabrication de valves en métal (pewter-plug) à l’extrémité des clefs qui remplacent les tampons en peau. Cette invention sera conservée jusqu’ aux environs des années 1870, notamment par les facteurs viennois Stephan Koch et Johann-Joseph Ziegler.
valves en métal (pewter plug)
D’autres fabricants londoniens comme Cahusac, Milhouse,Clementi,Goulding etc... vont adopter à la fin du 18ème siècle les innovations de Richard Potter, et copier intégralement ses modèles.
En France, François Devienne, premier professeur de flûte au conservatoire de Paris désapprouve les clefs de do# et do grave, qu’il juge nuisible à la sonorité naturelle de la flûte. En revanche, Devienne tolère les autres clefs, mais à condition qu’elles ne soient utilisées que pour les mouvements lents.
Extrait de la préface de la méthode de François Devienne: "quant aux flutes dites à l'Anglaise où l'on ajoute à la patte deux clefs dont l'une pour l'ut dièze et l'autre pour l'ut naturel en bas, je la désapprouve hautement. Ces deux tons sont hors de la nature de cette instrument; n'ont et ne peuvent avoir de consistance et nuisent absolument au reste. Je pourrais même dire que peu de personne ne s'en servent qu'a cause de leur originalité: ma preuve est queles Maîtres connue n'en font point d'usage". Il ne s'en suit cependant pas de là que je veuille blâmer les petites clefs que des recherches justes ont fait ajouter à la flûte ordinaire pour remédier aux sons bouchés qui se trouvent dans le bas, tels que le sol dièze ou la bémol et le si bémol ou la dièze, elles sont d'une grande nécessité dans les morceaux lent et surtout quand les notes ci dessus désignées sont soutenues, quoique je ne m'en serve point, je les approuve, mais dans ce cas seulement car pour les traits elles deviennent inutiles et ne servent qu'a ajouter à la difficulté..."
préface de la méthode de François Devienne.
Il faudra attendre le milieu du 19ème siècle pour que la patte d’ut s’impose en France avec Godfroy, Tulou et Nonon.
En Allemagne jusqu'en 1780, on utilise des flûtes à une clef ou à deux clefs.
En 1782, Justus Johann Heinrich Ribock propose une clef de do médium actionnée par l’index droit, et en 1786, Johann- George Tromlitz fait breveter la longue clefs de Fa.
deux corps main droite de deux flûtes de Johann Friedrich Boie (circa 1789 circa 1810)
A partir de 1805, Heinrich Grenser , Friedrich Boie, Friedrich Gabriel August Kirst ainsi que d’autres facteurs allemands fabriquent des flûtes à huit clefs, un modèle de flûte qui devient un standard.
A Vienne, en 1810 Stephan Koch propose des flûtes à onze clefs avec le si grave.
Justus Johannes Heinrich Ribockest né en 1743 à Egestorf près de Lüneburg.
Docteur en médecine à Lüchow (petite ville près de Lunebourg).
Amateur de flûte, il s’occupa du perfectionnement de cet instrument et publia sur ce sujet Bemerkungen über die flöte (observation sur la flûte et essai d’une instruction sur une construction améliorée de cet instrument) en 1782 .
Dans son essai, Ribock mentionne les flûtes à une et deux clefs de Quantz, Kirst, AugusteGrenser et Thomas Lot.
flûte en buis à cinq clefs.
A partir de 1777, il entretient une correspondance avec Johann George Tromlitz .
Les idées de Ribock pour le perfectionnement de l’instrument consistent d’une part, dans le rétrécissement du tube vers l’embouchure ; idée reprise plus tard par Boehm, et de l’autre par l’addition de deux clefs, qui en portèrent le nombre jusqu’à cinq, au moyen desquelles on put jouer dans tous les tons, et exécuter plusieurs trilles qui ne pouvaient se faire auparavant.
En mars 1783, il reçoit la visite du flûtiste aveugle Lüdwig Dülon . On doit à Ribock la première tablature en Allemagne pour les flûtes à clef.
Les 15 et 16 septembre 2007, à l'occasion des journées du patrimoine, l'Ensemble Fragonard donnera deux concerts Mozart
Ces concerts, organisés par le Conseil général de l'Oise, auront lieu à Beauvais (60), au Musée départemental de l'Oise et l'entrée sera gratuite.
Samedi 15 septembre 2007
à 20 heures
Ensemble Fragonard - Photos Yves Guilloux
PIANOFORTE - FLUTE – VIOLON - VIOLONCELLE
SONATE en do majeur KV 14 - pour pianoforte et flûte traversière Allego - Allegro - Menuetto
TRIO en si bémol majeur pour pianoforte violon violoncelle KV 502 Allegro – Larghetto - Allegretto
RONDO en mi mineur pour pianoforte et flûte traversière de Franz Xaver Mozart
SONATE en mi mineur pour pianoforte et violon KV 304 Allegro – Tempo di menuetto
SYMPHONIE « LINZER » N°36 en do majeur KV 425 (version J.N Hummel de 1830) Adagio – Allegro spiritoso – Poco Adagio – Minuetto – Finale Presto
SYMPHONIE n°40 en sol mineur KV 550 (version J.N Hummel de 1830) premier mouvement – Allegro molto Yoko Kaneko, pianoforte Marc Zuili, Flûte Tami Troman, Violon Nicolas Crnjanski, Violoncelle
YOKO KANEKO. pianoforte d'après Anton Walter (Chistopher Clarke)
INTÉGRALE DES QUATUORS AVEC FLÛTE DE W.A MOZART
– FLUTE – VIOLON – ALTO - VIOLONCELLE
Dimanche 16 septembre 2007
à 18 Heures
Quatuor en ré Majeur KV 285 Allego-Adagio-Rondeau Quatuor en sol majeur KV 285a Andante – Tempo di Menuetto
Quatuor en do majeur KV 285b Allegro – Thema con variazioni
Quatuor en la majeur KV 298 Thema con variazioni – Menuetto - Rondieaoux
Marc Zuili, Flûte Johann Friedrich Boie à Göttingen 1789 Tami Troman, violon Gilles Deliège, Alto Nicolas Crnjanski, violoncelle
Le flûtiste Marc Zuili et le guitariste Gabriele Natilla ont donné un concert le jeudi 7 juin 2007à l'Université Paris13 dans le cadre du colloque "Entre ciel et terre. Conceptions et représentations de la mort et de son dépassement dans le monde hispanique".
photos Yves Guilloux
Au programme Gute Nacht extrait du voyage d'hiver de Franz Schubert. Café 1930 et un tango d'Astor Piazzolla. La pièce en forme de Habanera et la pavane pour une infante défunte de Maurice Ravel. La Vie Brève de Manuel de Falla.
flûte wilhelm liebel .Dresde ca.1860 (photo Yves Guilloux)
Remerciement à Daniel Lecler, Patricia Rochwert Zuili , Georges Martin et Alain Marillat.
Extrait musical : Tango d'Astor Piazzolla Marc Zuili ,(flûte Wilhelm Liebel Dresde ca. 1860) .
En 1813, à la mort du célèbre facteur de flûtes Heinrich Grenser, son apprenti Samuel Gottfried Wiesner (1791-1868) reprend la direction de l'établissement Grenser à Dresde. De 1813 à 1817, les instruments fabriqués par .Wiesner sont signés H.Grenser accompagnés de la couronne saxonne.
En 1817, Wiesner épouse la veuve de H. Grenser. Caroline Wilhelmine née Frost .
De 1817 à 1822, Samuel Gottfried Wiesner signe ses instruments sous la marque "Grenser.Wiesner".
A partir de 1822, Samuel Gottfried Wiesner fabrique des flûtes sous son nom.
C'est une flûte en buis, avec des bagues en corne, cinq clefs en laiton montées sur bloc. Elle est signée sur la tête, sur le corps main gauche grenser & wiesner, et sur le pied.
Elle joue au diapason 450Hertz, comme la flûte Grenser & Wiesner (3465) du musée de Leipzig.