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vendredi, janvier 11, 2019

Mozart Flute Quartets récompensé par Musikzen

Le C.D Mozart Complete Flute Quartets récompensé d’un Soleil ☀️ par la revue Musikzen. Critique de Marc Vignal.
Critique de Marc Vignal pour la revue en ligne Musikzen

mercredi, juillet 04, 2007

Petite histoire des flûtes à clefs

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Têtes Grenser &Wiesner , Boie et Zencker

L’une des plus anciennes flûtes à clefs est conservée au Museum of Fine Arts de Boston; elle a été fabriquée en Angleterre par Caleb Gedney (actif de 1754 à 1769).
C’est une flûte en buis à six clefs (sib – sol# - fa court – ré# - do# et do grave).

Une autre flûte à six clefs (ca 1755) de John Just Schuchart est conservée à Cambridge.

En 1785,
à Londres, Richard Potter fait breveter plusieurs innovations.
La tête de la flûte est doublée par un tube en laiton, qui s'emboîte avec un barillet d'accord.

têtes doublées métal de Ziegler et Clementi


barillet d'accord

L’autre invention majeure de Potter est la fabrication de valves en métal (pewter-plug) à l’extrémité des clefs qui remplacent les tampons en peau. Cette invention sera conservée jusqu’ aux environs des années 1870, notamment par les facteurs viennois Stephan Koch et Johann-Joseph Ziegler.

valves en métal (pewter plug)

D’autres fabricants londoniens comme
Cahusac, Milhouse,Clementi,Goulding etc... vont adopter à la fin du 18ème siècle les innovations de Richard Potter, et copier intégralement ses modèles.

En France,
François Devienne, premier professeur de flûte au conservatoire de Paris désapprouve les clefs de do# et do grave, qu’il juge nuisible à la sonorité naturelle de la flûte. En revanche, Devienne tolère les autres clefs, mais à condition qu’elles ne soient utilisées que pour les mouvements lents.


Extrait de la préface de la méthode de François Devienne:
"quant aux flutes dites à l'Anglaise où l'on ajoute à la patte deux clefs dont l'une pour l'ut dièze et l'autre pour l'ut naturel en bas, je la désapprouve hautement.
Ces deux tons sont hors de la nature de cette instrument; n'ont et ne peuvent avoir de consistance et nuisent absolument au reste. Je pourrais même dire que peu de personne ne s'en servent qu'a cause de leur originalité: ma preuve est que les Maîtres connue n'en font point d'usage".

Il ne s'en suit cependant pas de là que je veuille blâmer les petites clefs que des recherches justes ont fait ajouter à la flûte ordinaire pour remédier aux sons bouchés qui se trouvent dans le bas, tels que le sol dièze ou la bémol et le si bémol ou la dièze, elles sont d'une grande nécessité dans les morceaux lent et surtout quand les notes ci dessus désignées sont soutenues, quoique je ne m'en serve point, je les approuve, mais dans ce cas seulement car pour les traits elles deviennent inutiles et ne servent qu'a ajouter à la difficulté..."

préface de la méthode de François Devienne.

Il faudra attendre le milieu du 19ème siècle pour que la patte d’ut s’impose en France avec
Godfroy, Tulou et Nonon.



En Allemagne jusqu'en 1780, on utilise des flûtes à une clef ou à deux clefs.
En 1782, Justus Johann Heinrich Ribock propose une clef de do médium actionnée par l’index droit, et en 1786, Johann- George Tromlitz fait breveter la longue clefs de Fa.


deux corps main droite de deux flûtes de Johann Friedrich Boie (circa 1789 circa 1810)


A partir de 1805
, Heinrich Grenser , Friedrich Boie, Friedrich Gabriel August Kirst ainsi que d’autres facteurs allemands fabriquent des flûtes à huit clefs, un modèle de flûte qui devient un standard.

A Vienne, en 1810
Stephan Koch propose des flûtes à onze clefs avec le si grave.

vendredi, juin 29, 2007

Le docteur Justus Ribock perfectionne les flûtes à clefs


Justus Johannes Heinrich Ribock
(1743-1785)


Justus Johannes Heinrich
Ribock est né en 1743 à Egestorf près de Lüneburg.

Docteur en médecine à Lüchow (petite ville près de Lunebourg).

Amateur de flûte, il s’occupa du perfectionnement de cet instrument et publia sur ce sujet
Bemerkungen über die flöte (observation sur la flûte et essai d’une instruction sur une construction améliorée de cet instrument) en 1782 .

Dans son essai, Ribock mentionne les flûtes à une et deux clefs de
Quantz, Kirst, Auguste Grenser et Thomas Lot.


flûte en buis à cinq clefs.

A partir de 1777, il entretient une correspondance avec Johann George Tromlitz .

Les idées de
Ribock pour le perfectionnement de l’instrument consistent d’une part, dans le rétrécissement du tube vers l’embouchure ; idée reprise plus tard par Boehm, et de l’autre par l’addition de deux clefs, qui en portèrent le nombre jusqu’à cinq, au moyen desquelles on put jouer dans tous les tons, et exécuter plusieurs trilles qui ne pouvaient se faire auparavant.

En mars 1783, il reçoit la visite du flûtiste aveugle
Lüdwig Dülon .

On doit à
Ribock la première tablature en Allemagne pour les flûtes à clef.



mardi, novembre 28, 2006

La Flûte en 1826 par Rockstro


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Mécanisme d'un corps main gauche d'une flûte de F.Boie (c.1805-1815)

La Flûte en 1826-1827


La flûte traversière n'a jamais été aussi populaire qu’à cette période de son histoire.

En Angleterre, en France et en Allemagne, il y avait non seulement d'excellents fabricants, de grands flûtistes, mais aussi des professeurs et de nombreux amateurs.

Tous les plus grands compositeurs utilisaient la flûte dans l'orchestre et pour la musique de chambre.

Et s'il y avait, pour cet instrument, de nombreux airs avec variations qui n'étaient pas d’un grand mérite, on trouvait, par contre, des chefs-d’oeuvres parmi les compositions des grands compositeurs : Bach, Beethoven, Gabrielski, Gluck, Handel, Haydn, Hoffmeister, Hummel, Kulhau, Kummer, Mozart, Reicha, Schneider, Spohr, Tulou, Walckiers, Weber.


Parmi les professeurs distingués, on pouvait compter Ashe, Birch, Carte, Lindsay, Nicholson, Rose et Rudall, Berbiguier, Camus, Drouet, Farrenc, Guillou, Tulou, et Walckiers , Bayr , Dressler, Fürstenau, Karl Grenser, Kulhau, Kummer, Saust, Soussmann, Weiss, Gianella, Monzani, Negri, Rabonni et Sola.

Les facteurs les plus remarquables étaient Clementi & Co, Gerock, Astor & Co, Monzani et Hill, Potter, Rudall et Rose, Buffet, Godfroy, Laurent, Nonon, Grenser et Wiesner, Griesling et Schlott, Koch et Liebel.

RICHARD SHEPHERD ROCKSTRO


vendredi, novembre 24, 2006

Carl Augustin Grenser par F.J Fétis




flûte en ébène à une clef d'après C.A Grenser

Carl Augustin Grenser
, facteur d'instrument de la cour de Dresde, né en 1720 à Wiehe, en Thuringe, a eu de la réputation pour les flûtes, hautbois, clarinettes et bassons sortis de ses ateliers. Il avait étudié l'art de la facture des instruments chez Poerchmann à Leipzig. A l'age de dix-neuf ans, il se rendit à Dresde, et, pendant cinquante-cinq ans, il y travailla avec succès. En 1796, il a cédé son établissement à son neuveu, et s'est retiré. Il vivait encore en 1810, âgé de quatre-vingt-dix ans.


mercredi, novembre 08, 2006

Fürstenau recommande la flûte de W.Liebel


Anton Bernard Fürstenau est né à Münster, le 20 octobre 1792.
Il reçut des leçons de flûte de son père, et ses progrès furent si rapides, qu'après avoir atteint sa septième année, il put se faire entendre dans un concert public.
En 1819, il occupe le poste de première flûte solo à la chapelle royale de Dresde sous la direction de Carl Maria Von Weber.
Fürstenau a été considéré à juste titre en Allemagne comme un des premiers, si ce n'est
le plus habile des flûtistes de l'Europe.
Son talent était aussi remarquable par la pureté, le volume et les nuances du son, la promptitude et la netteté des coups de langue, que par l'élégance du style, l'expression et le caractère élevé des pensées.
Il est l'auteur d'une méthode pour flûte (opus42)
Die Kunst des Flötenspiels, ou il recommande la flûte du facteur de Dresde Wilhelm Liebel.

lundi, novembre 06, 2006

Johann Friedrich Boie, célèbre facteur de flûtes à Göttingen

Flûte F.BOIE
(fleurs de lys – Göttingen)
En ébène, avec quatre clefs en argent
Trois corps de rechange
(420 hz – 430hz – 438hz)



Johann Friedrich Boie

(10 décembre 1762 – 22 avril 1809)
actif de 1789 – 1809 à Göttingen

- En 1794, Boie annonce dans le berlinische musikalische zeitung qu’il fabrique des flûtes d’après des modèles d’Augustin Grenser à Dresde et de Richard Potter à Londres..