
Mozart en 1790
En 1777, en France et en Allemagne, on jouait encore régulièrement des flûtes en ré à une clef. Johann Baptist Wendling, ami proche de Mozart, jouait une flûte française à une clef fabriqué par Thomas Lot.
Mozart, qui appréciait particulièrement le jeu de Wendling, en a d’ailleurs donné une description :
« D’abord ce n’est pas un simple souffleur et ensuite on n’a pas besoin, avec lui, d’avoir peur, à chaque note, qu’elle soit sûrement trop basse ou trop haute ; chez lui, tout est toujours juste, il a le cœur et les oreilles et la pointe de la langue là ou il faut les avoir et ne croit pas qu’il suffise de souffler et de faire des doigtés fourchus pour que tout soit parfait. En outre il sait aussi ce que signifie Adagio »
Mozart a composé, pour un flûtiste amateur hollandais nommé Ferdinand Dejean (1731-1797), le quatuor en ré majeur (KV 285) daté du 25 décembre 1777 et certainement celui en sol majeur (KV285a).
À partir de 1780, on commence à trouver en Allemagne des flûtes à quatre clefs ( sib – sol# - fa – ré #).
tête d'une flûte de 1789
Les deux quatuors de la période viennoise de Mozart, en ut majeur et surtout celui en la majeur furent sans doute composés pour une flûte à quatre clef.
Le célèbre flûtiste aveugle Friedrich Ludwig Dülon, possédait, dans les années 1780, des flûtes à quatre clefs avec la longue clef de Fa.

Longue clef de Fa, qui s'actionne avec l'auriculaire de la main gauche
Longue clef de Fa, qui s'actionne avec l'auriculaire de la main gauche
Dülon qui a inspiré à Mozart le personnage Tamino de la flûte enchantée, fut peut-être l’interprète du quatuor en la majeur (1786) et vraisemblablement du quintette pour flûte, hautbois, alto, violoncelle et harmonica de verre.
Composé, en mai 1791, ce quintette fut créé à Vienne le vendredi 19 août 1791 au Théâtre de la porte de Carinthie, par une autre interprète aveugle, Maria Anna Kirchgässner qui jouait de l'harmonica de verre.



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